Cet article trouvé dans la fournée de bonnes nouvelles de cette semaine m’a beaucoup surprise ! Bien sûr, Paris a sa faune, mais on ne s’attend pas à y découvrir des espèces en danger d’extinction.
Je résume grossièrement ce qui est dit dans l’article :
Une étude réalisée à Paris a détecté la présence de trois espèces de moules classées sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature : la mulette épaisse, de la mulette des rivières et l’anodonte comprimée.
(Ça fait plaisir à lire... même si, parmi la vingtaine d’espèces de moules détectées, il y avait aussi cinq espèces invasives.)
L’étude utilisait la technique de l’ADNe, qui consiste à prélever de l’eau, la filtrer et à identifier les traces d’ADN qui y sont présentes en les comparant avec des bases de données de référence.
Ces espèces étant sensibles à la pollution, cela témoigne des progrès faits dans le traitement des eaux usées. Ceci dit, la présence de ces espèces reste surprenante selon les chercheurs interrogés, qui suggèrent sans certitude qu’elle pourrait être favorisée par l’éclairage urbain ou par un effet îlot de chaleur.
Je viens d’apprendre que c’était les 140 ans de la fin de la conférence de Berlin (15 novembre 1884 - 26 février 1885.). Je n’ai pas l’impression que les médias en aient parlé, dommage, c’était une bonne occasion de donner la parole à des historiens sur le sujet.